C'est-à-dire son idée fixe, favorite, sa folie si l'on veut. — La marotte est l'attribut des fous : un bâton au bout duquel est une petite figure ridicule, bizarrement coiffée et ornée de grelots. — Nous sommes tous fous par quelque côté, ...
C'est-à-dire son idée fixe, favorite, sa folie si l'on veut. — La marotte est l'attribut des fous : un bâton au bout duquel est une petite figure ridicule, bizarrement coiffée et ornée de grelots. — Nous sommes tous fous par quelque côté, et si nous n'avons pas une marotte à la main, nous l'avons tous un peu plus ou un peu moins dans la tête ; c'est l'objet de notre affection ou de nos rêves, c'est l'idée toujours présente et sur laquelle nous revenons sans cesse. A sa marotte, on reconnaît un fou ; à cette fantaisie persistante et si souvent déraisonnable, on reconnaît notre grain de folie.
On fait venir ce nom de marotte donné au sceptre des fous, de la tête de marionnette, c'est-à-dire de petite fille, qu'on mettait au bout. Ménage remarque qu'on dit à Paris marotte pour Marion, petite Marie, et qu'en Languedoc on appelle mariotes les marionnettes. Il y a entre les marottes et les marionnettes un point de ressemblance qui n'exclut pas toute idée de parenté; mais on appelait aussi mérotte (petite mère) une petite poupée, et il est plus simple peut-être de ne voir dans marotte qu'une transformation de ce mot.
L'idée à laquelle on revient sans cesse, le projet qu'on caresse, qu'on enfourche à tout propos et toujours avec la même complaisance, s'appelle aussi un dada, (onomatopée du cheval dans le langage des enfants). — Don Quichotte avait son dada, qui n'était pas Rossinante, quand, raisonnant au mieux sur tout autre sujet, il se mettait à divaguer et s'enflammait dès qu'il s'agissait de la chevalerie errante. » (Ourry.) Qui ne se souvient aussi, à propos de dada, de l'oncle Tobie dans le Tristam Shandy de Sterne?
Soumis par www.lamarotte.fr le lun 24 sep 2007 10:12:45 CEST
Pendant longtemps, les rois et les ducs faisaient venir à la cour des hommes au physique "original" pour les amuser en réalisant des acrobaties ou en jouant avec les mots. Ces "fous" et ces "bouffons" étaient déguisés avec des habits multicolores et des...
Pendant longtemps, les rois et les ducs faisaient venir à la cour des hommes au physique "original" pour les amuser en réalisant des acrobaties ou en jouant avec les mots. Ces "fous" et ces "bouffons" étaient déguisés avec des habits multicolores et des grelots qui leur donnaient un air ridicule mais amusant pour la cour. Pour qu'on les reconnaisse facilement, ils avaient également toujours à la main une "marotte", sorte de bâton en haut duquel était placée une petite figure en forme de marionnette et portant un bonnet multicolore. Les fous se séparaient rarement de ces marottes, qui leur donnaient une certaine autorité. En effet, sous couvert de drôlerie, ils pouvaient se permettre les pires abus sans que cela ne choque personne. De nos jours, l'expression "avoir une marotte" signifie que l'on fait preuve d'une passion démesurée pour quelqu'un ou quelque chose.
Soumis par www.lamarotte.fr le sam 22 sep 2007 17:00:43 CEST
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Chacun sa Marotte
afficher les commentaires complets afficher les commentaires résumésC'est-à-dire son idée fixe, favorite, sa folie si l'on veut. — La marotte est l'attribut des fous : un bâton au bout duquel est une petite figure ridicule, bizarrement coiffée et ornée de grelots. — Nous sommes tous fous par quelque côté, ...
C'est-à-dire son idée fixe, favorite, sa folie si l'on veut. — La marotte est l'attribut des fous : un bâton au bout duquel est une petite figure ridicule, bizarrement coiffée et ornée de grelots. — Nous sommes tous fous par quelque côté, et si nous n'avons pas une marotte à la main, nous l'avons tous un peu plus ou un peu moins dans la tête ; c'est l'objet de notre affection ou de nos rêves, c'est l'idée toujours présente et sur laquelle nous revenons sans cesse. A sa marotte, on reconnaît un fou ; à cette fantaisie persistante et si souvent déraisonnable, on reconnaît notre grain de folie.
On fait venir ce nom de marotte donné au sceptre des fous, de la tête de marionnette, c'est-à-dire de petite fille, qu'on mettait au bout. Ménage remarque qu'on dit à Paris marotte pour Marion, petite Marie, et qu'en Languedoc on appelle mariotes les marionnettes. Il y a entre les marottes et les marionnettes un point de ressemblance qui n'exclut pas toute idée de parenté; mais on appelait aussi mérotte (petite mère) une petite poupée, et il est plus simple peut-être de ne voir dans marotte qu'une transformation de ce mot.
L'idée à laquelle on revient sans cesse, le projet qu'on caresse, qu'on enfourche à tout propos et toujours avec la même complaisance, s'appelle aussi un dada, (onomatopée du cheval dans le langage des enfants). — Don Quichotte avait son dada, qui n'était pas Rossinante, quand, raisonnant au mieux sur tout autre sujet, il se mettait à divaguer et s'enflammait dès qu'il s'agissait de la chevalerie errante. » (Ourry.) Qui ne se souvient aussi, à propos de dada, de l'oncle Tobie dans le Tristam Shandy de Sterne?
Soumis par www.lamarotte.fr le lun 24 sep 2007 10:12:45 CEST
Histoire de la Marotte.
afficher les commentaires complets afficher les commentaires résumésPendant longtemps, les rois et les ducs faisaient venir à la cour des hommes au physique "original" pour les amuser en réalisant des acrobaties ou en jouant avec les mots. Ces "fous" et ces "bouffons" étaient déguisés avec des habits multicolores et des...
Pendant longtemps, les rois et les ducs faisaient venir à la cour des hommes au physique "original" pour les amuser en réalisant des acrobaties ou en jouant avec les mots. Ces "fous" et ces "bouffons" étaient déguisés avec des habits multicolores et des grelots qui leur donnaient un air ridicule mais amusant pour la cour. Pour qu'on les reconnaisse facilement, ils avaient également toujours à la main une "marotte", sorte de bâton en haut duquel était placée une petite figure en forme de marionnette et portant un bonnet multicolore. Les fous se séparaient rarement de ces marottes, qui leur donnaient une certaine autorité. En effet, sous couvert de drôlerie, ils pouvaient se permettre les pires abus sans que cela ne choque personne. De nos jours, l'expression "avoir une marotte" signifie que l'on fait preuve d'une passion démesurée pour quelqu'un ou quelque chose.
Soumis par www.lamarotte.fr le sam 22 sep 2007 17:00:43 CEST